● Recovery room · Fausse restitution de cryptoactifs
CPTLB / SUPPORT CAPITAL B — ARNAQUE ?
Verdict de l'Observatoire
Fausse restitution. Recovery room.
CPTLB (« Support Capital B », support@cptlb.fr, 07 56 88 22 54) envoie une « notification de restitution cryptoactifs » affirmant qu'un compte de crypto-trading vous est « dû ». En réalité, c'est une recovery room : l'escroquerie qui cible les personnes déjà victimes d'une première fraude (ici, le site Invest Point). Faux hash de transaction, faux montants en bitcoin, faux code de dossier, fausses mentions de Tracfin et de l'AEMF : tout est fabriqué pour vous faire avancer des frais ou livrer vos accès. Les fonds promis n'arriveront jamais.
Documenté le 10/06/2026·Campagne active depuis mai 2026·Statut : active
montants ~2,9999 BTC ≈ 160 680 € et ~2,407 BTC ≈ 125 341 €, faux hash de transaction, faux code de dossier « CP-TRS-V8K4 »
Fraude amont reciblée
Invest Point (site frauduleux antérieur dont les victimes sont recontactées)
Adresse de façade
un immeuble de bureaux réel à Puteaux (quartier de La Défense), affiché sans lien vérifiable
Autorités usurpées
Tracfin et « AEMF » (AMF) citées à tort comme caution
Important : l'adresse affichée à Puteaux correspond à un véritable immeuble de bureaux qui héberge de nombreuses sociétés légitimes, distinctes et sans aucun lien avec cette escroquerie. Crypto.com et Coinbase, cités dans le message, sont des plateformes légitimes détournées pour donner une apparence sérieuse. Tracfin et l'AMF sont des autorités usurpées : elles ne restituent pas de fonds et ne délivrent pas de « code de dossier ».
⚠ Le piège de la fausse restitution
On ne vous réclame pas tout d'un coup. On vous met en confiance, puis chaque étape appelle un paiement ou un accès :
1La mise en confiance. Un message « officiel » annonce que des fonds (jusqu'à 160 680 €) vous sont « dus », avec faux hash de transaction, faux code de dossier et mention de Tracfin ou de l'AEMF.
2Le faux wallet. On vous fait ouvrir un compte sur une plateforme réelle (Crypto.com, Coinbase) « pour recevoir les fonds », afin de simuler un cadre légitime.
3Les frais ou les accès. Sous prétexte de « conformité », de « sécurisation » ou de « déblocage », on réclame des frais à l'avance, vos données, ou votre clé privée (seed phrase).
4Rien n'arrive. Le remboursement promis est toujours « bloqué » par un ultime paiement. C'est une seconde perte, qui s'ajoute à la première.
0 €ce qu'un organisme sérieux réclame à l'avance pour restituer des fonds
2xla double peine : une seconde arnaque après la première
0autorité (Tracfin, AMF) qui restitue des fonds contre des frais
LE MÉCANISME
Comprendre et réagir
Comment fonctionne cette arnaque
C'est une recovery room : une escroquerie parasite qui ne vise pas de nouvelles victimes, mais celles qui ont déjà perdu de l'argent dans une fraude crypto.
Le ciblage. Après une première arnaque (ici Invest Point), vos coordonnées figurent sur des listes de victimes qui circulent et se revendent. Vous devenez une cible identifiée.
La promesse. On vous annonce qu'un compte vous est « dû » et qu'une restitution est validée, avec un faux hash de transaction et un faux code de dossier pour faire sérieux.
Le faux cadre. On vous fait ouvrir un portefeuille sur une vraie plateforme (Crypto.com, Coinbase) et on invoque Tracfin ou l'AMF pour crédibiliser la démarche.
Le prélèvement. Pour « débloquer » ou « sécuriser » la restitution, on réclame des frais à l'avance, vos données ou votre clé privée. Le remboursement n'arrive jamais.
Les signaux qui doivent vous alerter
On vous contacte sans démarche de votre part en évoquant une perte que vous avez subie.
On annonce une restitution de cryptoactifs avec hash et code de dossier d'apparence officielle.
On invoque des autorités (Tracfin, AMF/AEMF) pour vous rassurer.
On vous demande d'ouvrir un portefeuille, de communiquer une clé privée (seed phrase) ou d'avancer des frais.
Une adresse de façade prestigieuse (tour de bureaux) sert à crédibiliser l'ensemble.
Ce qu'il ne faut jamais faire
Ne versez jamais de frais à l'avance pour récupérer des fonds.
Ne communiquez jamais votre clé privée (seed phrase) : aucun service sérieux ne la demande.
Ne livrez aucun identifiant, aucune copie de pièce d'identité, aucun accès à vos portefeuilles.
Ne croyez pas le hash, le code de dossier ou la mention d'une autorité : tout est fabriqué.
Ne rappelez pas, ne poursuivez pas l'échange « pour comprendre » : chaque contact vous expose.
Si vous avez déjà payé ou livré des accès
Coupez tout contact et ne versez plus rien, quel que soit le prétexte.
Clé privée communiquée : transférez immédiatement vos avoirs vers un nouveau portefeuille dont vous seul détenez la seed phrase.
Carte bancaire : demandez une rétrofacturation (chargeback) à votre banque. L'article L133-24 du Code monétaire et financier prévoit un délai de 13 mois.
Conservez toutes les preuves : emails, captures, numéros, coordonnées utilisées.
Signalez sur cybermalveillance.gouv.fr et Pharos, prévenez l'AMF, et déposez plainte.
En cas de doute, appelez l'Observatoire au 01 59 13 04 13 ou Info Escroqueries au 0 805 805 817.
Comment récupérer son argent en sécurité
La vraie récupération passe exclusivement par des canaux officiels : opposition et chargeback auprès de votre banque, plainte auprès des forces de l'ordre, signalement à l'AMF, à l'ACPR et sur Pharos. Un avocat peut engager une plainte avec constitution de partie civile.
Retenez la règle absolue : aucune autorité ni aucun service sérieux ne vous démarche pour restituer des fonds contre des frais payés d'avance ou contre votre clé privée. Tracfin et l'AMF ne restituent jamais d'argent aux particuliers de cette manière.
L'OBSERVATION
Analyse du signalement
● Observatoire Secours.org
Le message annonce une restitution de cryptoactifs avec faux hash, faux code de dossier et caution usurpée de Tracfin : l'objectif réel est de faire ouvrir un portefeuille et avancer des frais. Les personnes ciblées ont déjà perdu de l'argent sur une première fraude (Invest Point) ; leurs coordonnées circulent et sont reciblées. Le schéma est documenté et vérifié. La consigne tient en une phrase : ne versez rien, ne livrez aucun accès, coupez le contact.
— Analyse de l'Observatoire, signalement public du 10 juin 2026
HISTORIQUE CHIFFRÉ
Une seconde arnaque qui prospère sur les victimes
0 €ce qu'un organisme sérieux réclame à l'avance : aucune restitution réelle ne passe par un prépaiement.
Fin 2022 — pertes sur le site frauduleux Invest Point : les victimes deviennent des cibles reciblées.
18 mai 2026 — première vague documentée des messages CPTLB (support@cptlb.fr, faux hash et montants en bitcoin).
9 juin 2026 — date du faux hash de transaction affiché dans la « notification de restitution ».
10 juin 2026 — signalement documenté par l'Observatoire Secours.org.
Tendance — multiplication des recovery rooms dans le sillage des fraudes crypto et trading.
Non. Les messages de support@cptlb.fr (CPTLB, « Support Capital B », 07 56 88 22 54) présentent toutes les caractéristiques d'une recovery room : annonce d'une « restitution » de cryptoactifs « dus », faux hash de transaction, faux code de dossier, caution usurpée de Tracfin et de l'AEMF. Aucun organisme sérieux ne fonctionne ainsi.
support@cptlb.fr m'annonce une restitution, est-ce vrai ?
Non. Cette « notification de restitution cryptoactifs » est un appât. Les montants en bitcoin et le hash de transaction affichés sont fabriqués. Le but est de vous mettre en confiance pour vous faire ouvrir un portefeuille, livrer vos accès ou avancer des frais.
Dois-je rappeler le 07 56 88 22 54 ?
Non. Ce numéro (et le 07 56 88 81 02) sont ceux des escrocs. En rappelant, vous entrez dans un scénario destiné à vous faire payer des frais ou communiquer des données. Coupez le contact.
Faut-il ouvrir un compte Crypto.com ou Coinbase comme demandé ?
Pas sur leur instruction. Crypto.com et Coinbase sont des plateformes légitimes, citées ici pour donner une apparence sérieuse. Un escroc qui vous fait créer un portefeuille « pour recevoir des fonds » cherche à récupérer vos accès, votre clé privée (seed phrase) ou à vous faire avancer des frais. Ne partagez jamais votre seed phrase.
Tracfin ou l'AMF restituent-ils des fonds contre des frais ?
Non. Tracfin est un service de renseignement financier : il ne restitue pas d'argent aux particuliers et ne délivre pas de « code de sécurité » de dossier. L'AMF non plus. Citer ces autorités est une usurpation destinée à crédibiliser l'escroquerie.
J'ai déjà communiqué des informations ou payé, que faire ?
Cessez tout contact et tout paiement. Si vous avez communiqué des données de carte, faites opposition ; pour un paiement récent, demandez une rétrofacturation. Si vous avez livré une clé privée, transférez vos avoirs vers un nouveau portefeuille. Conservez les preuves, signalez sur cybermalveillance.gouv.fr et Pharos, et déposez plainte.
Méthodologie : fiche rédigée à partir d'un signalement public transmis à l'Observatoire Secours.org. Seuls les identifiants techniques propres à l'escroquerie (email, téléphones, pseudonyme, objet du message) sont reproduits, comme marqueurs publics. L'adresse de Puteaux correspond à un immeuble de bureaux réel hébergeant des sociétés légitimes, distinctes et sans aucun lien avec cette escroquerie ; aucune n'est nommée. Crypto.com et Coinbase sont des plateformes légitimes détournées ; Tracfin et l'AMF sont des autorités usurpées. Aucune donnée personnelle de victime n'a été reproduite. La qualification pénale relève des seules autorités compétentes.
ON VOUS A ANNONCÉ UNE RESTITUTION ?
Avant de verser le moindre euro ou de livrer un accès, faites vérifier la situation. Notre service indépendant vous répond en temps réel.
Comment fonctionne cette arnaque
C'est une recovery room : une escroquerie parasite qui ne vise pas de nouvelles victimes, mais celles qui ont déjà perdu de l'argent dans une fraude crypto.